Le milieu économique de l’Est de Montréal et des régions du Québec se mobilise pour défendre ses droits démocratiques. Les dirigeants de la Chambre de commerce de l’est de Montréal (CCEM) et de la Chambre de commerce et d’industrie de la Baie-des-Chaleurs (CCIBDC) se sont rendus le 3 juin dernier à l’Assemblée nationale du Québec afin de rencontrer les représentants des différents partis politiques.

Leur message était clair : il faut adopter rapidement le projet de loi 3 (PL3) visant à assurer la représentativité effective des électeurs.La Chambre de commerce et d’industrie de Montréal-Nord (CCIMN) s’associe pleinement à cette démarche cruciale. En tant qu’acteur majeur du développement socio-économique de notre territoire, nous sommes conscients que toute modification arbitraire de la carte électorale au détriment de l’Est de Montréal aurait des répercussions directes sur notre capacité à faire entendre les besoins uniques de nos entrepreneurs et de nos communautés.

Au-delà des chiffres : préserver les réalités territoriales

 

Pour les gens d’affaires, la stabilité politique et une représentation adéquate sont les piliers de la confiance et de l’investissement. Supprimer une circonscription dans l’Est de Montréal ou en région équivaudrait à diluer la voix de territoires qui ont historiquement dû lutter pour s’imposer dans l’espace public.

« Avec 78 ans d’histoire au sein de l’écosystème nord-montréalais, nous savons à quel point la proximité politique est un levier majeur pour la croissance et la pérennité de nos entreprises et le développement de projets structurants sur notre territoire. Défendre la juste représentativité de nos circonscriptions, c’est protéger les outils de développement de nos PME et garantir que la voix de l’Est de Montréal continue de résonner avec force, équité et ambition là où se dessine l’économie de demain. Fidèle à nos valeurs d’équité et à sa mission de porte-parole de la communauté professionnelle de Montréal-Nord, nous souhaitons que le projet de loi 3 soit impérativement adopté avant la fin de la présente session parlementaire. Ce projet de loi permettra d’ouvrir une réflexion sereine et durable sur l’avenir de notre carte électorale, tout en maintenant la confiance des citoyens envers nos institutions.» — Noushig Eloyan, directrice générale de la CCIMN.