Un sondage effectué par la Fédération Canadienne de l’entreprise indépendante publié il y a quelques semaines, révèle que lorsqu’on demande aux entrepreneurs les raisons pour lesquelles leurs employés refusent de venir travailler, dans 58% des cas ils préfèrent bénéficier de la PCU plutôt que retourner au travail.

C’est également le constat amer que fait la chambre de Commerce et d’Industrie de Montréal-Nord en contactant ses membres pour s’enquérir des nouvelles de leurs affaires dans ce contexte de relance économique.

Plusieurs organisations dont La Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) ont déjà alerté le gouvernement de l’entrave que représente la PCU à la reprise des activités des entreprises et commerçants.

Afin que les industries et les commerces puissent reprendre leurs activités le plus rapidement possible, la Chambre de commerce et d’industrie de Montréal-Nord (CCIMN) réitèrent qu’il est primordial de revoir les critères entourant l’admissibilité à la Prestation Canadienne d’Urgence (PCU) et la Prestation Canadienne d’Urgence pour Etudiants (PCUE). Et surtout que le gouvernement fédéral ne les prolonge pas en l’état, après l’échéance de septembre, comme c’est le cas des autres programmes d’aide liés à la COVID-19.

« Ces programmes devraient être mis à jour afin et prendre en compte les besoins des entreprises en nombre de travailleurs et encourager le retour au travail. Il ne représente pas un incitatif au travail et complique le recrutement de travailleurs, comme c’est le cas de plusieurs de nos entrepreneurs qui ont de plus en plus du mal à relancer leurs activités », mentionne Noushig Eloyan, Directrice de la CCIMN

Préférer la PCU à un retour au travail, un choix risqué pour les employés

La première règle d’admissibilité à la PCU est d’avoir perdu son emploi en raison de la COVID-19. Par conséquent, si l’emploi est à nouveau disponible, l’employé devra y retourner. Quitter volontairement votre travail ne vous rend pas admissible aux prestations.

Le premier ministre Justin Trudeau a été clair à ce sujet : un employé ne peut bénéficier de la PCU s’il refuse de travailler. 

En refusant de retourner travailler, l’employeur a le droit de congédier l’employé. Un congédiement annule son admissibilité à la PCU et à l’assurance-emploi.

Cela entrainera remboursement des sommes reçues et des pénalités pour fraude fiscale, s’il continu à percevoir la prestation.

Ci-dessous quelques éclaircis avec les réponses d’Éric Lallier, avocat spécialisé en droit du travail.

Pouvez-vous choisir entre la Prestation canadienne d’urgence et un retour au travail ? Les réponses d’Éric Lallier, avocat spécialisé en droit du travail.