Ottawa a annoncé jeudi dernier, la fin de la Prestation canadienne d’urgence, qui offre 2 000 $ par mois aux Canadiens privés de travail en raison de la pandémie.

En effet dès le 27 septembre, Ottawa s’attend à ce que trois des quatre millions de prestataires de la PCU passent à l’assurance-emploi avec des mesures assouplies.

Celle-ci sera accessible après seulement 120 heures travaillées, quel que soit le taux de chômage dans la région habitée. Le chômeur pourra recevoir 400 $ par semaine, au minimum, et ce, pendant 26 semaines.

Ces nouvelles règles seront en place pendant un an et permettront à 400 000 chômeurs de plus qu’en temps normal d’avoir accès à l’assurance-emploi.

Malgré ces changements à l’assurance-emploi, entre un million et un million et demi de chômeurs créés par la pandémie de la COVID-19 ne pourront s’y qualifier. Pour ces personnes, le gouvernement fédéral a imaginé trois nouvelles prestations :

  • La Prestation canadienne de la relance économique, soit 400 $ par semaine pendant maximum 26 semaines pour les travailleurs autonomes qui ne sont pas admissibles à l’assurance-emploi.

  • La Prestation canadienne de maladie pour la relance économique qui offre 500 $ par semaine pour maximum deux semaines pour les travailleurs malades ou qui doivent s’isoler pour des raisons liées à la COVID-19.

  • La Prestation canadienne de la relance économique pour proches aidants qui fournit 500 $ par semaine par famille pour maximum 26 semaines pour les Canadiens admissibles qui ne peuvent pas travailler, car ils doivent s’occuper :

    • D’un enfant de 12 ans ou moins dont l’école ou la garderie est fermée en raison de la COVID-19.
    • D’un membre de la famille en situation de handicap ou d’une personne à charge, car son programme de soins de jour est suspendu ou son établissement de soins est fermé à cause de la COVID-1

    • D’’un enfant, d’un membre de la famille en situation de handicap ou d’une personne à charge qui ne va pas à l’école, à la garderie ou dans d’autres établissements de soins sous l’avis d’un professionnel de la santé en raison d’un risque élevé face à la COVID-19.

Ces prestations dépendront toutefois de l’adoption du discours du Trône le 23 septembre.