Aide aux entreprises

Guerre tarifaire : tout ce dont vous avez besoin

Dans la foulée de l'arrêt des négociations tarifaires, la CCIMN met à votre disposition des outils stratégiques.

Illustration CCIMN

1 – Contexte

Dans la foulée de l'arrêt des négociations tarifaires, la CCIMN met à votre disposition quelques outils pour aider les entreprises touchées par cette guerre commerciale.

Articles en date

1 – Actualité

2 - La chronologie des tarifs

20 juillet 2026

Le président Trump annonce officiellement de nouveaux tarifs pouvant atteindre 50 % sur certains produits canadiens, dont l'entrée en vigueur est prévue pour le 22 août 2026.

14 août 2026

Début d’une intense période de négociations entre les parties américaines et canadiennes pour éviter l’entrée en vigueur des tarifs.

19 août 2026

Le président Trump reporte de trois jours l'entrée en vigueur des tarifs de 50 %, affirmant qu'une entente était en voie d'être conclue.

22 août 2026

Achoppement des négociations entre le Canada et les États-Unis et entrée en vigueur de nouveaux tarifs américains (S338) pouvant atteindre 50 % sur environ 20 milliards de dollars de produits canadiens à la suite de l'échec des négociations commerciales entre Ottawa et Washington.

25 août 2026

Le gouvernement du Canada annonce sa réponse. Ottawa impose des contremesures tarifaires de 15 %, 25 % et 50 % sur 27,6 milliards de dollars de produits américains, applicables à compter du 8 septembre. Le gouvernement dévoile également un programme de soutien de 7,5 milliards de dollars destiné aux travailleurs et aux entreprises touchés par le conflit commercial.

La liste des contre-mesures annoncées par Ottawa se trouve ici.

3- Les mesures d'aide aux entreprises

N'hésitez pas à relayer ces informations auprès des autres entrepreneurs et à nous faire part de vos réalités du terrain. Vous pouvez faire parvenir vos suggestions à l'adresse suivante :

4 - Foire aux questions

Q. Que signifie l'absence d'entente commerciale entre le Canada et les États-Unis ?
R. L'absence d'entente et l'entrée en vigueur de nouveaux tarifs américains constituent le pire scénario envisagé pour les entreprises québécoises. Cette situation accentue l'incertitude économique, affecte la compétitivité de plusieurs secteurs et augmente les risques pour les entreprises qui dépendent du marché américain. Cela dit, l’Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM) est toujours en vigueur pour les produits qui ne sont pas touchés par les tarifs de la S232 ou les nouveaux tarifs de la S338.
Q. Quelle est la position de la CCIMN ?
R. La CCIMN privilégie toujours une solution négociée entre le Canada et les États-Unis. Nous demeurons convaincus qu'une entente est la meilleure avenue pour rétablir la prévisibilité nécessaire aux entreprises et limiter les impacts économiques des mesures tarifaires.
Q. Que demande la CCIMN aux gouvernements ?
R. La CCIMN demande aux gouvernements :
  • Une reprise rapide des négociations entre le Canada et les États-Unis ;
  • Un soutien immédiat aux entreprises touchées, par le biais d'aides financières non remboursables afin de protéger leurs liquidités ;
  • Des mesures d'allègement fiscal temporaires pour les entreprises affectées ;
  • Des interventions ciblées pour préserver l'activité économique et les emplois dans les régions ;
  • De consulter l’industrie avant d’imposer des mesures de représailles qui pénaliseraient nos propres entreprises.
Q. Quels sont les impacts des tarifs sur nos entreprises ?
R. Selon un plus récent sondage mené par la FCCQ :
  • Une entreprise sur deux est déjà touchée : 51,5 % des répondants sont visés par au moins un tarif américain.
  • Les impacts financiers s’accentuent rapidement : les pertes moyennes déclarées passeraient de 2,07 M$ à 6,09 M$ d’ici six mois.
  • L’emploi est de plus en plus menacé : le nombre moyen de postes abolis chez les entreprises touchées passerait de 10 à 38 d’ici six mois.
  • Les grandes entreprises subissent les pertes les plus importantes : la perte moyenne de marché anticipée aux États-Unis atteint 109,3 M$.
  • Un appui majoritaire à une entente avec les États-Unis : 68,3 % des répondants favorisent un accord Canada–États-Unis, même au prix de concessions importantes dans d’autres secteurs.

Les résultats du sondage sont disponibles ici. Veuillez noter que des données régionales ne sont malheureusement pas disponibles.
Q. Le gouvernement du Canada a annoncé des mesures de soutien aux entreprises le 25 août dernier. Qu'en pense la CCIMN ?

R. Nous saluons plusieurs mesures de soutien annoncées le 25 août dernier par le gouvernement du Canada, qui répondent à des demandes urgentes du milieu des affaires.

Cela dit, le portrait des besoins des entreprises évolue rapidement et continuera de se préciser au cours des prochaines semaines. Les mesures de soutien devront donc être ajustées et bonifiées en conséquence. Un allègement du fardeau fiscal sera également nécessaire afin de permettre aux entreprises affectées de conserver davantage de liquidités pour maintenir leurs opérations, préserver les emplois et honorer leurs engagements envers leurs fournisseurs.

Toutefois, les contre-mesures tarifaires annoncées par Ottawa devront être analysées en détail. Bien qu'elles visent à répondre aux mesures américaines, elles risquent aussi d'entraîner une hausse des coûts pour plusieurs entreprises québécoises et, ultimement, pour les consommateurs. De nombreux manufacturiers québécois dépendent de matériaux et de composantes provenant des États-Unis, souvent sans solution de remplacement viable à court terme. Il sera donc essentiel de prévoir des mécanismes d'exemption automatiques pour éviter de nuire à leur compétitivité. Si les rémissions ne sont pas automatiques, il faudra s’assurer que les demandes soient traitées rapidement pour ne pas impacter les liquidités des entreprises. La priorité doit maintenant être de maintenir un dialogue constructif et de retrouver rapidement une voie vers la négociation afin de rétablir des conditions commerciales stables et prévisibles pour les entreprises d'ici.

Q. Que pense la CCIMN des contre-tarifs annoncés par le gouvernement fédéral le 25 août dernier ?
R. La CCIMN estime que toute contre-mesure doit être évaluée avec prudence. Nous avons exprimé nos préoccupations quant à l'imposition de contre-tarifs qui pourraient augmenter les coûts d'approvisionnement des entreprises canadiennes et accroître la pression sur leur compétitivité et sur les prix.
Q. Que fait concrètement la CCIMN pour soutenir les entreprises ?

R. La CCIMN est pleinement mobilisée auprès des décideurs politiques. Nous avons multiplié les échanges et les rencontres de haut niveau avec les gouvernements du Québec et du Canada afin de faire entendre les préoccupations du milieu des affaires et de proposer des solutions concrètes pour soutenir les entreprises touchées.

Nous travaillons également en étroite collaboration avec le réseau des chambres de commerce afin de documenter les impacts observés dans toutes les régions du Québec.

Q. La CCIMN est-elle en contact avec les gouvernements ?
R. Oui. La CCIMN maintient un dialogue constant avec les autorités provinciales et fédérales. Des rencontres ont notamment eu lieu avec la première ministre du Québec, Christine Fréchette, ainsi qu'avec la ministre de l'Industrie et ministre responsable de Développement économique Canada pour les régions du Québec, Mélanie Joly. Notre objectif est de nous assurer que les préoccupations des entreprises soient prises en compte dans les décisions gouvernementales.
Q. Comment les entreprises peuvent-elles faire entendre leur réalité ?
R. La CCIMN invite les entreprises à demeurer en contact avec leur chambre de commerce locale. Le réseau des chambres constitue un relais essentiel pour transmettre les impacts observés sur le terrain et faire remonter les besoins auprès des gouvernements. Chaque témoignage et chaque donnée contribuent à renforcer nos représentations.
Q. Quels secteurs sont les plus à risque ?
R. Les impacts varient selon les régions et les secteurs, mais les entreprises fortement intégrées aux chaînes d'approvisionnement nord-américaines ou dépendantes du marché américain sont particulièrement exposées aux conséquences des nouveaux tarifs. C’est notamment le cas des secteurs de l’acier, de l’aluminium et du cuivre, de l’automobile, du bois d’œuvre, des produits pharmaceutiques visés par la Section 232, auxquels s’ajoutent les nombreux produits canadiens ciblés par les mesures prises en vertu de la Section 338, notamment dans l’agroalimentaire et les boissons, certains produits spécifiques (comme les équipements sportifs) et les matériaux de construction. Les secteurs des pâtes et papiers et du meuble sont particulièrement touchés également. La CCIMN poursuit son travail de collecte d'informations afin d'évaluer l'ensemble des répercussions économiques.
Q. À quoi les entreprises doivent-elles s'attendre dans les prochaines semaines ?
R. La situation demeure évolutive. Tant qu'aucune entente formelle n'est conclue, l'incertitude persistera. La CCIMN continuera de suivre les développements de près, d'informer ses membres et de porter des recommandations auprès des gouvernements afin de protéger la compétitivité des entreprises québécoises.
Q. Quel est le message principal de la CCIMN aux entreprises ?
R. La CCIMN est pleinement mobilisée pour défendre les intérêts de ses membres, porter leur voix auprès des décideurs et obtenir les mesures nécessaires pour traverser cette période difficile.

5 – Document annexe : Liste des codes HS

Afin d’éviter que nos manufacturiers, qui dépendent d’intrants américains, soient également touchés par les contre-tarifs, nous avons partagé une liste de codes HS qui ne devraient pas être inclus dans nos mesures de représailles.

Dans la nouvelle liste qui entrera en vigueur le 8 septembre prochain, 95 des 105 codes s’y retrouvaient. Nous continuons nos représentations auprès de Finances Canada pour nous assurer que ces produits soient exemptés, avec une rémission automatique.